Choix du type d’installation de brassage

Une multitude de configurations d’installation s’offrent à la personne qui désire brasser! Cet article va tenter de synthétiser les principales et d’énumérer les avantages et les désavantages de celles-ci. Enfin, je vous donnerai mon avis et vous expliquerai pourquoi je me suis dirigé vers quel type d’installation.

Le kit avec sa conserve!

Ma première bière! Mon premier pas dans le monde du brassage? Idéal si vous voulez juste faire votre bière de manière trop très guidée.

Une conserve (contenant du moût sirupeux) doit être mélangée avec de l’eau dans une cuve de fermentation. On y ajoute du sucre et la fermentation peut commencer. Si vous voulez changer le gout de cette bière avec cette même canette, les options sont minces (dry hopping (ajouter du houblon dans le mélange en fermentation pour ajouter une partie de ses arômes), mettre un peu de sirop (/!\ déduire la quantité de sucre dans le sirop du reste du sucre à ajouter) , …) . On ne peut donc pas vraiment dire que c’est très technique ou que ça nous apportera un total contrôle sur la bière que nous faisons fermenter.

Si vous voulez vous-même faire votre moût, vous pouvez passez à n’importe quelle autre type d’installation décrites ci-dessous!

Brew In A Bag (BIAB)

La technique si on veut se lancer dans le brassage tout grain vite, pour pas cher.

On utilise un récipient isolé (ex: un frigo-box), un sac perforé et une casserole. On place le grain concassé dans le sac perforé et on laisse tremper ce sac dans une eau un peu supérieure à la température d’empâtage (le grain abaissera un peu cette température). Une fois mélangé, on ferme le frigo-box et on laisse infuser. Une fois l’empâtage terminé, on retire le sachet de thé sac de grain et on envoie le moût dans une casserole où on va le faire bouillir.

+ pas cher à faire (moins de 50€ si vous possédez des ustensiles de cuisine de base)

+ excellent pour s’initier

– ne permet pas d’avoir une grosse quantité de bière

– donc reproductibilité difficile sur des petits volumes

brew-in-a-bag

Brewmaster

L’appareil couteau suisse!

Cet appareil s’occupe de tout en une seule cuve et est programmable (temps de chauffe, paliers, …). Une fois programmé, on enferme le grain dans le cylindre du centre. La chauffe se fait automatiquement. La seule manipulation à faire est le passage à la cuve ébullition. En effet, pour cette étape, il est impératif de retirer le cylindre qui contient le grain.

+ facile à utiliser

+ il fait la recirculation du mout

+ encombrement moindre

+ génial quand on veut faire de la bière de manière plus pro qu’avec un BIAB

+ si on change d’installation, la recette et le gout ne changent normalement pas

– cher (le 50L = 2100€ et le 500L à 23 000€). Existe en d’autres marques comme notamment BrewMonk

– difficile à passer à une grande quantité (max = 500L)

brewmonk

Deux cuves: empâtage + filtration

La première cuve s’occupe de l’empâtage et de l’ébullition!

On pratique l’empâtage dans la première cuve. Une fois cet empâtage terminé, on envoie le tout dans la seconde cuve. NB: si on utilise une pompe, elle devra accepter les drêches. Cette seconde cuve possède un fond filtrant (par exemple) et celle-ci possède son robinet de sortie en position fermée. Une fois que la cuve d’empâtage est vidée, on retire les restes de grains et on peut passer à la filtration en ouvrant le robinet de la cuve de filtration. Le moût retourne alors dans la cuve d’empâtage (qui devient donc à ce moment la cuve ébullition). Une fois que la filtration est terminée, on peut lancer l’ébullition!

-pas possible d’enchaîner les brassins

+un seul point de chauffe

Deux cuves: empâtage + ébullition

L’empâtage et la filtration dans la même cuve!

On pratique l’empâtage dans une première cuve muni d’un filtre (faux fond par exemple). Une fois l’empâtage terminé, on passe à la filtration en envoyant le liquide dans la cuve d’ébullition.

+ possible d’enchaîner les brassins

– deux points de chauffe

Trois cuves: empâtage + filtration + ébullition

Chaque cuve possède son rôle respectif. L’installation « classique »!

La première cuve procède à l’empâtage. Une fois terminé, on envoie le moût dans la cuve filtre muni d’un faux fond. Cette cuve est idéalement isolée. Ce moût filtré est ensuite envoyé en cuve d’ébullition.

+ possibilité d’enchaîner les brassins

 

Mon avis

J’ai opté pour les deux cuves: empâtage et ébullition. Je possède une troisième cuve pour l’eau chaude. Ce système me permet de gagner de la place et les cuves que je possède peuvent être « upgradées » très facilement pour le système en 3 cuves. Avec cette installation je peux enchaîner des brassins successifs et au lieu de 1 brassin par jour je monte à 2 voire 3 brassins si j’accepte d’y « travailler » 10H.

 

 

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